L'art du shash-maqâm
Chant & danse par les jeunes artistes de l'Ouzbékistan
Ouzbékistan
Avec le soutien de la Fondation Forum de la Culture et de l'Art de l'Ouzbékistan
Prestigieux corpus classique, le shash-maqâm (littéralement « six modes ») a fleuri dans les grandes cités d’Asie Centrale dès le XVIIIe siècle. Cet art raffiné, empreint d’islam, prend ses racines à Samarkand et Boukhara, dans ce cosmopolitisme de la route de la soie où Tadjiks, Ouzbeks et Juifs cohabitaient. Il s’entrecroise avec l’héritage musical arabo-persan d’un Orient qui s’étendait du Maghreb jusqu’au Cachemire indien. Traditionnellement chanté en persan, ce n’est qu’à partir de 1940, qu’on y adapta des textes en langue ouzbèke. Avec ses poésies inspirés du soufisme, ses envolées lyriques et ses accompagnements instrumentaux d’une grande rigueur, le shash-maqâm est un art noble voguant entre deux mondes : le sacré et le prosaïque. Musique originellement présente à la cour des émirs, elle est désormais de tous les rassemblements (banquets, noces ou funérailles).
Les jeunes musiciens virtuoses invités cette année sont les héritiers d’une tradition passionnante, qui menacée par les secousses de l’histoire, a pourtant conservé la saveur des steppes et la hardiesse des anciens guerriers.
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Avec une danseuse, deux jeunes instrumentistes et leurs maîtres de musique
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