Chants soufis de la Hadra Chefchaounia
Par l'Ensemble Akhwate el Fane Assil
Maroc
Au pied du Rif, terre montagneuse parsemée de pierres et de cèdres, à l’extrémité occidentale du Maroc, s’étend le pays Jbala, et la charmante petite ville de Chefchaouen, dont le nom en langue berbère signifie « les cornes », en raison des pics rocheux Kella et Meggou qui l’entourent. Chefchaouen, ville sainte et arabophone possède ses confréries et ses petits ensembles de musique andalouse dits Taktouka Al-Jabalya.
Il y existe même une assemblée féminine née sous l’impulsion de Rhoum el Bakkali : Akhawate el Fane assil (textuellement, « les sœurs de l’art authentique »), qui prolonge une pratique en cours depuis le XVIe siècle dans la zawiya de la sainte Cherifa lalla Hiba Bekkalia. A l’image de ces ensembles féminins qui, de l’Algérie au Maroc, louent les saints locaux, s’y exerce toute la ferveur d’un répertoire sacré, notamment à l’occasion des cérémonies de mariage. Mais, au-delà d’une démarche soufie où la voix prédomine, l’ensemble aborde également un répertoire d’inspiration andalouse. Ainsi, le ûd, la derbouka, le bendir et le târ ont rejoint les daf et les battements de mains. Il faut voir dans la blancheur immaculée des djellabas, ces femmes en demi-cercle déclamer leur poésie, dans un rituel où incontestablement, la fonction festive prime.
Direction musicale:
Rhoum el Bakkali
Photo :
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