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À la recherche d’un Orient mythique « Il sera bientôt l’heure de m’en retourner dans l’éternelle poussière, et je m’en irai sans avoir compris le pourquoi mystérieux de tous ces mirages de mon enfance ; j’emporterai avec moi le regret de je ne sais quelles patries jamais retrouvées, de je ne sais quels êtres désirés ardemment et jamais embrassés » Pierre Loti Les récits de Loti cristallisent une horreur de la science, responsable de l’accélération du temps. Il est hanté par une « haine de tous les devoirs conventionnels, de toutes les obligations sociales des pays d’Occident » et est attiré par la bonté primitive de l’âme humaine orientale (« les bons Orientaux », les « bons Turcs ») face à l’influence, considérée comme malsaine, de la société et du progrès. Caves de l’Abbaye 17h « L’Inde sans les Anglais » « Le cri des corbeaux est tellement la base de tous les bruits de l’Inde, qu’on finit par ne pas y prendre garde. Déjà, je ne perçois pour ainsi dire plus, à mon réveil, leur aubade proche et affreuse, succédant à la clameur effacée du temple.. » Samedi 24 juin
« Un pèlerin d’Angkor » « Bientôt, des eaux remuées, sortirent les Apsâras, danseuses et courtisanes célestes qui étaient d’une incomparable beauté. Elles devinrent les femmes des demi-dieux Ghandharwas et donnèrent naissance à la race des singes » Dimanche 25 juin
« Ce soir, à l’horizon, reparaîtra Stamboul, que je n’ai pas vu depuis six années et six années tellement brèves, effrayantes d’avoir été si brèves, tant s’accélère de plus en plus la fuite du temps, au déclin de la vie… » Samedi 1er juillet
« Et, dans le lointain de ce pays plat, au fond de ces plaines trop vertes où rien d’humain ne se dessine, quelque chose d’unique arrête et déroute les yeux ; on croirait une grande cloche d’or, surmontée d’un manche d’or… C’est bien de l’or, à ne point en douter : cela brille d’un éclat si fin ! » Dimanche 2 juillet
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