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IndonésieSamba Sunda Au cœur d’une Asie en pleine « popisation », Ismet Ruchimatbest s’affirme comme un jeune compositeur à part. Après avoir interprété un répertoire anglo- saxon sur un orchestre Degung gamelan avec son ensemble de 17 musiciens, il décida dès 1993 de puiser dans sa propre culture. Désormais, il est à l’origine d’une nouvelle musique composée du riche héritage des îles Sunda, peuplées par le deuxième groupe ethnique de l’Indonésie. Sunda, c’est aussi le nom de l’effervescente capitale Bandung à l’Ouest de Java. La discrétion cristalline du gamelan en bambou et la résonance profonde des gongs s’entremêlent dans un savant assemblage orchestral. Une musique entre le gamelan sundanais jaipong, le Gambang kromong de Jakarta ou le Kebyar de Bali, le tout porté par quelques rythmes de samba égarés au cœur de l’archipel indonésien… Vendredi 23 juin Conduit par la jeune artiste Lin Chin Ping, le trio féminin « Mei Li De Dao » (« Belle île ») est un ravissement musical à l’image d’une île qui, malgré son extrême modernité, se veut l’héritière de toutes les grandes traditions chinoises du nord et du sud. Gardienne de traditions millénaires, Taïwan favorise l’expression artistique de nombreux jeunes artistes inspirés. Samedi 24 juin Cambodge Le Ramayana « L’histoire des deux enfants de Sita : Ream Leak et Chup Leak » « Toute l’armée des singes envahit la scène : petites filles encore, petites princesses masquées en épouvantail, mais dont les gorges naissantes se dessinent sous les précieuses soies légères. Et il s’agit, d’aller délivrer la belle Sita, que des démons tiennent captives, très loin dans une île… L’Apsara Arts Association (AAA) du Cambodge Les Apsaras, que l’on retrouve sur les fresques des anciens temples, sont les nymphes célestes à la beauté séduisante qui habitaient les cieux et les airs. Sur terre, elles sont incarnées par les danseuses classiques de l’art khmer. « L’histoire des deux enfants de Sita : Ream Leak et Chup Leak » Comme le Mahabharata, le Ramayana est l’un des plus grands poèmes sanskrits de l’Hindouisme (24 000 strophes). Révélé par l’ermite Valkimi, il illustre l’éthique guerrière des kshatriyas et l’acte de dévotion, mais il est avant tout une formidable épopée historique, ainsi qu’une grande histoire d’amour dans la lignée de nos plus grandes mythologies. Rama L’Apsara Arts a choisi de présenter aux Orientales un petit épisode relatant le moment où Rama soupçonne Sita de lui avoir été infidèle. On y découvrira un grand nombre de personnages dont Preah Ream (Rama), Preah Leak (Lakashamana frère de Rama), Neang Sitâ (Sita, épouse de Rama), Sdach Krong Reap (le Dieu Ravana qui enlève Sita), Ream Leak et Chup Leak (les deux enfants de Sita), Hanuman (le Dieu singe et son armée), Preah Phirut et Preah Sotrut, (compagnons d’arme d’Hanuman), ainsi que Valkimi (l’ermite). Samedis 24 juin et 1er juillet CambodgeDanses populaires Khmères « Le Chayyam » « Robaim Kanseng Sne », la danse des mouchoirs « Le Chayyam » « Robaim Kangok Pailin », la danse du paon « Robaim Kooh Tralok », la danse des noix de coco Spectacle Jeune Public Inde Originaire de la petite ville de Chinakalwal, au coeur de l’Andhra Pradesh, Narayanan est l’un des derniers grands saltimbanques d’une Inde révolue. Jongleur, acrobate, illusionniste, il incarne cette époque des fêtes populaires et religieuses, où artistes en tous genres déambulaient, célébrant une forme de surnaturel. Adepte de la toupie, il manie aussi bien le sabre et le couteau, le tout avec le charme fracassant d’une magie ancienne. Vendredi 23 juin Samedis 24 juin et 1er juillet, Dimanches 25 juin et 2 juillet MyanmarLes traditions martiales et les danses animales du peuple Shan Le peuple Shan, aux vertus guerrières légendaires, s’est déployé sur un vaste territoire qui s’étend du nord-ouest de la Thaïlande au nord-est de la Birmanie, en passant par le Laos. Petite nation jalousement défendue contre les envahisseurs étrangers, le pays Shan se subdivisait Samedis 24 juin et 1er juillet Kalmoukie Ervena Orgaeva Les Kalmouks (littéralement « ceux qui sont restés ») sont les descendants mongols des tribus de Gengis Khan, originaires du Turkestan chinois. Au XVIIe siècle, ils furent refoulés vers l’ouest par la Chine. Au XVIIIe siècle, certains d’entre eux initièrent une migration vers leurs territoires ancestraux. Le petit nombre qui atteignit la Chine est aujourd’hui appelé Oyirad (terme qui désigne l’alliance des Mongols occidentaux). La Kalmoukie est désormais une petite république de la Fédération de Russie bordant la mer Caspienne. Samedi 24 juin Bhoutan Chants traditionnels bouddhistes Le duo des chanteuses Pemm Lhamo et Sangay Chhoden présente un vaste répertoire populaire qui met notamment en valeur la tradition mal connue du Bumthang (Bhoutan du Centre), d’où sont originaires les chanteuses les plus réputées. La douceur aérienne de leurs voix semble planer au-dessus des vallées et vallons, des forêts de pins et jungles tropicales qui forment le relief de ce petit « pays du dragon », farouchement attaché à son patrimoine bouddhiste et écologique. Royaume de seigneurs, de visionnaires et de rêveurs célestes, avec ses monastères et forteresses (dzong) d’un autre monde, le Bhoutan semble sortir d’un conte de fées. Accompagnée par le dranyen, le luth traditionnel à six cordes et demi, la voix retenue de Jigme Drukpa vogue entre une émotion profonde et une candeur méditative. Samedi 24 juin Inde du Sud Bombay Jayashree Ramnath « Silhouettes fines et délicates, visages d’artistes, ils entrent sans bruit, pieds nus ; ils entrent d’un pas velouté comme celui des chats, s’inclinent pour de cérémonieuses révérences et s’asseyent sur le tapis par terre... » Pierre Loti Srikrishnamurari Vadakkencheri, violon L’une des nouvelles figures dominantes de la musique classique indienne, Bombay Jayashree Ramnath, prouve la vitalité du chant carnatique aujourd’hui (carnatique signifiant « pur » ou « ancien » en tamil). Vivant à Bombay, elle est formée au chant par son père dès l’âge de quatre ans. Elle sera d’abord initiée aux expressions classiques de l’Inde du Nord, des ghazals aux autres formes de la musique Hindoustani. Dès 1989, alors adolescente, elle aura pour maître le violoniste Shri Lalgudi Jayaraman un des artistes les plus réputés de l’Inde du Sud et apprendra à affirmer la personnalité de son chant. Bombay Jayashree Ramnath fait preuve d’une retenue et d’une précision presque mystiques. Son incroyable sens du rythme, posé et concentré, lui confère une aura bien réelle, tandis que son humilité charismatique l’impose comme l’une des plus belles voix de la tradition savante.Le chant dévotionnel carnatique est composé de kritis, kartanams et varnams, compositions très complexes sublimant la beauté du raga. Elles sont attribuées au grand Saint Tyagaraja (1767-1847), qui dédia son art au Seigneur Rama. Samedi 24 juin Inde du Nord Chota Divana Au début de ce nouveau siècle, Les Orientales découvraient les enfants du Rajasthan, la brillance de leurs yeux et de leur voix. Cette année, de nouveaux musiciens âgés d’une dizaine d’années et dirigés par Gazi Khan Barna Manghaniyar viendront déclamer les chants qui continuent de peupler l’existence rituelle et cyclique d’une vie ponctuée par le rythme de la nature, de la terre et des divinités. Ce sera donc la découverte de personnalités naissantes mais déjà affirmées, dont les deux jeunes frères Bhuta et Manjour de la caste des Manghaniyars, ainsi que Sabir Khan Langa et Bundhu Khan Langa de la caste des Langas. Leur voix, comme de jeunes tigres traversant une jungle exubérante, se frayent un chemin dans le labyrinthe d’une connaissance musicale déjà complexe. Samedi 24 juin Inde du Nord Indrani et Apurba Mukherjee Indrani et Apurba Mukherjee font partie de cette nouvelle génération d’artistes classiques qui, en plus d’être héritiers de véritables dynasties de musiciens, ont su parfaire leur éducation musicale au sein d’un cursus institutionnel. Issue d’une famille de musiciens célèbres, Indrani Mukherjee commence à apprendre la musique sous la direction de sa mère, Smt Shikha Chatterjee et de sa tante Smt Rita Roy, avant de suivre les leçons de son grand-père maternel Shri Sanjib Banerjee, chanteur émérite de la Gharana de Kirana. Dimanche 25 juin Golfe Persique - Iran Ensemble Shanbehzadeh La ville et la région de Boushehr vivent au rythme d’une histoire singulière, durant laquelle le village de pêcheurs s’est métamorphosé en zone stratégique militaire. Dimanche 25 juin Iran Mahsa et Marjan Vahdat « Mon Dieu ! Je suis en retard, car voici le grand embrasement final des minarets et des dômes, le dernier tableau de la fantasmagorie ; tout est splendidement rouge, le soleil va s’éteindre… » Pierre Loti Amir Hossein Eslami, nây Les sœurs Mahsa et Marjan Vahdat sont le reflet d’un nouvel essor du chant classique persan. À l’image d’une nouvelle génération de musiciennes, de plus en plus nombreuses, éduquées et dévouées à la cause artistique, elles expriment la continuité d’une tradition, pourtant confrontée aux problèmes d’identité que rencontre la société iranienne aujourd’hui. Les voix, s’entrecroisant dans un véritable labyrinthe modal, élèvent, gracieuses et fières, la poésie persane vers de nouveaux horizons. Le nay (textuellement « roseau »), soit la longue flûte classique animée par le souffle mystique des derviches et soufis, reflètera le vent de l’esprit, porté par l’imagination musicale du jeune artiste Amir Hossein Eslami. Dimanche 25 juin Japon Cérémonie de Bicchu Kagura « La musique qu’on fait aux trois divinités derrière les voiles, et qui nous arrive ici assourdie, est maintenant changée : c’est devenu une mélopée rapide, sautillante, accompagnée des claquements d’une grosse mâchoire de bois, en forme de gueule de monstre, qui sont usage dans les cérémonies pour réveiller l’attention des dieux distraits… » Pierre Loti Grandiose, la présentation d’une cérémonie de Kagura constitue un événement rare en Occident. Le Kagura est l’expression rituelle du culte shintô ou « kami-nagara no michi » qui signifie « la voie des kamis », soit la voie de ceux d’en haut. Les cérémonies de Kagura, encore pratiquées dans le Japon moderne, se déroulent à l’occasion des matsuris ou des rites saisonniers, autrement dit agraires. Chaque sanctuaire (mi-Kagura) a son propre rituel Kagura, véritable rite d’offrande aux divinités. Ces magnifiques danses propiatoires purifient, éloignent les épidémies, chassent le feu et assurent des récoltes prospères. Originellement, le Kagura, « la musique et la danse des dieux », est symbolisé par la danse érotique de la déesse Ame no uzume no Mikoto qui, devant la porte en pierre du paradis, tenta de séduire le Dieu Soleil pour qu’il sorte et rétablisse la lumière afin de permettre aux cultures de pousser. La partie musicale du Kagura, entre flûte et percussions diverses, remonte au VIIIe siècle et s’apparente à la branche musicale wagaku d’origine strictement japonaise. Dimanche 25 juin Ouzbékistan Chants des palais et des steppes Kalmoukie Ervena Orgaeva, Née dans une famille paysanne de la vallée du Fergana, au cœur des plan tations de coton, Munadjat Yulchieva est sans doute la plus grande chanteuse de la scène classique contemporaine ouzbek, ayant suivi son initiation musicale auprès de Shavkat Mirzaev, son murshid (professeur de musique et guide spirituel). Vendredi 30 juin Iran Mania « (…), se griser de lumière et d’espace; connaître, au réveil, l’insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre... » Pierre Loti Kiva Tabassian, sétar Membres de l’Ensemble Constantinople, les frères Kiya et Ziya Tabassian, aujourd’hui installés au Canada, créent une musique originale, évoluant entre les sources du Moyen-Âge et l’esthétique contemporaine. Cette musique, tout en s’inscrivant dans la tradition persane, se nourrit des musiques de la Méditerranée et de l’Europe.
En partenariat avec le Conseil des Arts du Canada Samedi 1er juillet Mongolie Tserendavaa et Tsogtgerel C’est au pied du Mont Jargalant Altaï, à Chandman, dans l’Ouest de la Mongolie, que se perpétue une partie de la tradition du xöömij (chant diphonique mongol). Tserendavaa est l’un des quatre plus grands maîtres actuels de cette technique vocale si singulière. Avec son fils Tsogtgerel âgé de 16 ans, ils interprèteront également des chants longs urtiin duu, des chants courts bogino duu, des chants épiques tuuli et des louanges magtaal. Les danses biilge et le sifflement isgere continueront enfin de captiver notre attention. Samedi 1er juillet Liban Ghada Shbeir Ghada Shbeir excelle dans les chants religieux d’origine maronite, byzantine ou syriaque. Elle interprète a cappella chants et cantiques avec une passion sobre et touchante. Portée par une foi personnelle, elle revivifie les racines mêmes des mélodies antiques et méditatives, qui remontent au célèbre hymnographe de l’Antiquité chrétienne orientale, Mar Ephrem, dont les œuvres sont indispensables à la compréhension des origines du chant liturgique. Animé par la mémoire extrêmement vive d’un Proche-Orient biblique, son chant conjugue passé et présent et puise ainsi dans une liturgie dont Ghada Shbeir connaît l’évolution au cours des âges, le sens sacré, et le pouvoir contemplatif. Epousant des mélodies vieilles de plus de deux mille ans, sa voix semble plus que toute autre prédestinée à errer, le temps d’un concert, dans les hauteurs de l’Abbatiale. Samedi 1er juillet Taïwan Ensemble Shin Shin Nanguan Avec le soutien du Conseil National des Affaires Culturelles Taïwan Populaire à la Cour de l’Empereur depuis le IIe siècle avant notre ère, le style Nanguan (en chinois, « Vent du sud ») est la forme la plus raffinée de la musique classique chinoise. Wang Shin-Shin, née dans la province de Fujian, est considérée comme l’une des plus talentueuses interprètes de ce style. Samedi 1er juillet - 20h30 Turquie Selim Sesler et son Ensemble « Toute la ville, comme soudain galvanisée, s’emplira de gaîté, de bruit, de musique et de lumière. Le long des trottoirs, les narguilés s’allumeront par milliers, les cafés regorgeront de monde ; il y’aura partout des concerts, où les longues guitares turques s’harmoniseront avec les tambourins, les flûtes, de place en place… » Pierre Loti Qu’elle soit grecque, turque, macédonienne ou roumaine, la clarinette tsigane est définitivement intégrée au paysage musical de la Turquie et des Balkans. À Istanbul, les ensembles dits « calgi », composés d’une clarinette, d’un violon, d’un oud (luth), d’un kanun (cithare trapézoïdale) et d’un derbuka (percussion) animent la vie musicale. Samedi 1er juillet Turquie Istanbul Techno Roman Project Dans cette rencontre entre le très inspiré Dj Lary Dilman et Selim Sesler, nous voilà emmenés à la croisée de deux mondes musicaux. Fêtes tsiganes et clubs nocturnes fusionnent à l’image d’Istanbul, symbole d’un Orient occidental. Ensorceleuse, une danseuse rom, comme jaillie d’un cabaret enfumé et bruyant, nous invite à poursuivre la frénésie de cette nuit. Samedi 1er juillet Inde du Nord Debashish Bhattacharya Né à Calcutta en 1963, Debashish Bhattacharya est issu d’une famille de musiciens et de lettrés. Son père, chanteur de théâtre, ne sachant que faire d’une guitare hawaïenne, la laisse entre les mains de son fils de trois ans, fasciné par l’instrument. Cette découverte le poussera à consacrer sa vie à la guitare. Samedi 1er juillet Pourtour méditerranéen Terres Turquoises En partenariat avec le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des Arts et des Lettres du Québec Françoise Atlan et l’Ensemble Constantinople, L’Ensemble Constantinople installé au Canada et dirigé par le musicien d’origine iranienne Kiya Tabassian et la chanteuse Françoise Atlan proposent un voyage musical au cœur des traditions chrétiennes, juives et musulmanes de la Méditerranée, du Moyen-Âge à ce jour. Dimanche 2 juillet BosnieHerzégovine Lili Buttler & Mostar Sevdah Reunion Avec Lili Buttler & Mostar Sevdah Reunion, nous voici plongés dans l’atmosphère festive de quelque bar enfumé, image cinématographique d’une autre époque. Dimanche 2 juillet Et Fête de clôture par les artistes du Festival |
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