Des rencontres, des projections de films, des conférences permettent d’explorer parallèlement à la programmation musicale, la conception de l’art et la pensée de l’Orient.
Samedi 25 Juin Auditorium Julien Gracq 14 h 30
Conférence-lecture
Spojmaï Zariâb, nouvelliste afghane présentée par Bernard Magnier,
directeur de la collection « Afriques » chez Actes Sud.
Spôjmaï Zariâb est née en 1949 à Kaboul. Après des études au lycée franco-afghan de Kaboul, elle obtient une licence de lettres puis une maîtrise à Besançon.
Ensuite Spojmaï Zariâb s’installe à Montpellier, avec ses deux filles et son mari, Rahnaward Zariâb, lui aussi éminent écrivain afghan.
Ecrites en dari (persan), qui est, avec le pachtoune, la langue officielle de l’Afghanistan, les nouvelles de Spôjmaï Zariâb se caractérisent par un style qui marie harmonieusement simplicité, sobriété et poésie. Spojmaï Zariâb évoquera notamment lors de cette conférence sa grande passion pour la poésie persane.
Spojmaï Zariâb a publié notamment : « La Plaine de Caïn » (trad. Didier Leroy), « Ces murs qui nous écoutent » (trad. Didier Leroy), « L’inventaire » (Edition bilingue français/persan-2000), « Dessine-moi un coq » (trad. Didier Leroy -Editions de l’Aube-2003)
Dimanche 26 Juin Auditorium Julien Gracq 14 h 30
Conférence
La littérature contemporaine du Kerala (Inde du Sud)
par Dominique Vitalyos traductrice présentée par Bernard Magnier, directeur de la collection
« Afriques » chez Actes Sud.
Dominique Vitalyos est traductrice spécialisée dans la littérature indienne du Kerala.
Elle maîtrise parfaitement le Malayalam, la langue dravidienne du Kerala. Le Malayalam
(de « mala » : montagne, « alam » : endroit) est l’une des quinze langues principales de l’Inde parlée par plus de 30 millions de personnes.
La littérature contemporaine de l’Inde encore trop mal connue en France est d’une très grande richesse. Cette littérature qui s’exprime sous forme de romans ou de nouvelles, souvent inspirés par les thèmes de la ruralité et de la tradition, est le reflet d’un continent qui ne cesse de nous surprendre dans sa capacité à faire cohabiter le monde ancien et contemporain.
Parmi les nombreux romans qu’elle a traduits citons notamment « Les légendes de Khasak de O.V. Vijayan » (Editions Fayard), « La colère des aubergines » de Bulbul Sharma (Ed. Philippe Picquier poche), « La mort de Vishnou » de Manil Suri (Seuil), « Everest Hotel, un calendrier » d’Allan Scaly (Ed. Philippe Picquier), « Le charmeur de serpent » de Sanjay Nigam (Ed. Philippe Picquier).
Samedi 2 Juillet Auditorium Julien Gracq 14 h 30
Film et conférence
Art martial et esthétique théâtrale au Kerala par Martine Chemana et projection du documentaire « Kalaripayat » de Bernard Guerrini.
Martine Chemana, spécialiste du théâtre Kathakali, enseignante chercheur, auteur, traductrice et metteur en scène évoquera l’art du Kalaripayat.
Adossé à la tradition médicale indienne de l’Ayurveda, le Kalari Payattu, l’art martial le plus ancien du monde, est lui-même le fondement des techniques et pratiques du corps dans les théâtres traditionnels du Kerala. Le concept même du corps en Inde s’inscrit dans les systèmes de la pensée hindouïste et prend une importance particulière dans les pratiques du corps et, de manière plus large, dans l’esthétique indienne.
À travers ce film Martine Chemana présentera l’histoire et la pratique perpétuée de cet art martial ainsi que ses liens avec le théâtre traditionnel Kathakali et la création contemporaine.
Dimanche 3 Juillet Auditorium Julien Gracq 14 h 30
Film et conférence
Une évocation d’Alexandra David-Néel par sa dernière amie et confidente Marie-Madeleine Peyronnet, précédée de la projection du documentaire « Alexandra David-Néel, du Sikkim au Tibet interdit » de Jeanne Mascolo de Filippis et Antoine de Maximy Fondation David-Néel France - 50’- 1993
Marie-Madeleine Peyronnet, à la fois dernière confidente et secrétaire d’Alexandra David-Néel, a connu les mille et une facettes de ce personnage maintenant mythique.
Dès son plus jeune âge, Alexandra David-Néel multiplie les fugues et en tire très vite ses premiers enseignements : il faut se libérer du corps et apprendre à le maîtriser. À 43 ans, Alexandra David-Neel embarque pour un voyage en Inde de quelques semaines qui durera en réalité quatorze ans. En 1912, elle escalade les Himalayas et parvient à rencontrer le treizième Dalaï-Lama, puis elle séjourne dans un ermitage où elle mène une vie d’ascète. En 1934, à l’âge de 56 ans, elle est la première occidentale à pénétrer dans la Cité interdite de Lhassa. Alexandra David-Néel ne posera définitivement ses malles qu’à l’âge de 78 ans.