Café oriental - 21 h 00

Chants traditionnels des femmes d’Algérie

Avec le soutien de Djazaïr, une année de l’Algérie en France

Leila Fatma — Kenadsa
Zhour — Annaba

“La femme apparaissait comme une déesse bienveillante, car elle composait avec les éléments, elle était les éléments et tout ce qui les embellissait aux yeux des hommes; mais c’était au printemps, lorsque les torrents frangés d’écume brune et duvetés de tamaris verts roulaient un tam-tam de galets assourdis, qu’elle s’épanouissait et devenait aussi aérienne qu’une antilope. Elle se confondait avec la renaissance de la nature.”

Mohammad Kheir-Eddine - Légende et vie d’Agoun’chich

Leila Fatma Zeffani de Kenadsa
Dans la maison d’enfance de Leïla Fatma (65 ans), il y a un accordéon, un piano et un gramophone dont fusent les voix de chanteurs comme le marocain Hocine Slaoui, ou encore Hadj Mirzek un des maîtres de cérémonie du châabi. Son père était chauffeur ambulancier. Sa mère marocaine lui communique l’énergie des chants berbères du Haut-Atlas. Mariée à l’âge de 13 ans, elle apprend auprès de sa belle-mère le Zeffari. Le soir après les rudes tâches domestiques, Leïla encore très jeune chantait dans sa tête, allongée, les refrains et paroles apprises la journée par sa belle-mère.


Zhour
d’Annaba
Issus des chants de confréries soufies, les chants de réjouissance et de mariage des fekkriyat d’Annaba à l’Est de l’Algérie, illustrent la jovialité et le talent de l’art féminin au Maghreb. Zhour est la plus célèbre fekkriya d’Annaba, la ville méditerranéenne de l’Est algérien. Elle chante entourée de son ensemble féminin mais surtout aux côtés de son frère le Hadj Nasser, personnage attachant et exubérant. Les fekkriyat chantent essentiellement pour leurs consœurs lors des mariages et fêtes de réjouissance. Une partie importante de leur répertoire est destinée à l’univers religieux des saints patrons de la région et des alentours. Ceci nous renvoie notamment à l’origine de leur nom: les fekkriyat littéralement “pauvres” dans le sens d’une vie non-matérielle et dépouillée.
Qu’elle soit paysanne des montagnes ou des vallées, musicienne, danseuse ou chanteuse professionnelle comme les chikhât du Moyen Atlas ou fekeriyyat de Constantine ou d’Annaba, la femme du Maghreb est attachée aux traditions d’un héritage oral transmis de génération en génération. La femme traditionnelle donne la vie et porte en elle l’intimité du rituel de l’existence à travers son sens de la fête.




Auditorium - 13 h 00

Projection du film

“Meghe Dhaka Tara”
(L’étoile cachée) de Ritwik Ghatak
1960 —Inde (120’) — version originale sous-titrée en français

Calcutta à la fin des années cinquante. Un jeune homme Shanhkar, vit dans son univers musical entouré et perturbé par la présence de deux sœurs, Geeta et Neeta…


Café oriental - 14 h 30

Princes, démons et magiciens…

Yok Thei Pwe Marionnettes et danse du Myanmar — Birmanie

Auditorium - 15 h 00

Lectures Textes extraits des “Nouvelles orientales” de Marguerite Yourcenar lus par Nathalie Kousnetzoff

“Le jour et la nuit sont les voyageurs de l’éternité…
Ceux qui pilotent un bac ou mènent
tous les jours leur cheval aux champs,
voyagent aussi continuellement. Bien des hommes
de l’ancien temps sont morts sur les routes.
J’ai été tenté à mon tour par le vent qui déplace les nuages,
et pris du désir de voyager aussi.”


Café oriental - 17 h 00

Mukesh Sharma, sarod
Sudhir Pandev, tablas
— Inde du nord

Le sarod, magnifique luth construit dans un bloc unique de bois, existe en Inde depuis le XVIIe siècle. Son nom signifie “mélodie” en persan. Originaire du robab perso-afghan, c’est par l’intermédiaire d’un grand artiste: Ghulam Bandegi Khan Bangash, fils de Mohammad Hashmi Khan Bangash, marchand de chevaux afghan installé en Inde et joueur de robab lui-même que l’instrument populaire s’introduit dans la musique classique indienne. Du coup de plectre sec et saccadé afghan s’installe une technique d’étirement des notes à l’image de cette gestation de l’espace, chère au monde du raga indien. Le sarod possède un son d’une froideur noble et resplendissante, presque métallique, comme la petite plaque collée sur la caisse de résonance où vient s’appliquer la main de l’artiste. Ghulam Ali Khan Bangash, installé à Rewa, devient un grand artiste à la cour du Maharaja of Rewa- Vishwanath Singh, avant de s’installer à la cour du Nawab de Lucknow puis du Maharaja Scindia à Gwalior.
Dans un véritable chassé-croisé, les grandes dynasties de musiciens anciens circulent de cour en cour, formant ça et là, d’importantes écoles gharana. Mukeh Sharma est originaire de Gwalior, héritier de cette tradition par son père Pandit Rasik Sarod et disciple du grand maître Ustad Amjad Ali Khan Saheb.

Auditorium - 17 h 00

Conférence sur le culte des Nat à Myanmar
par Bénédicte Brac de la Perrière (CNRS - Laboratoire Asie du sud-est et monde austronésien)

En Birmanie, au-delà du bouddhisme, la protection constante des Nat est recherchée. Ces personnages à la fois médiums, danseurs et artistes à leur manière, sont habités par des esprits auxquels le peuple birman s’adresse au quotidien. Le culte des Nat est l’expression d’une croyance à la fois fascinante et charmante.


Abbatiale - 19 h 00

Nithyashree Mahadevan
L’étoile du chant carnatique — Inde du sud

en collaboration avec le Théâtre de la Ville (Paris)

Née en 1973, Nithyashree Mahadevan est la grande révélation moderne du chant carnatique. Propulsée sur scène par les cercles musicaux (sabba) les plus prestigieux de Madras, elle a été remarquée, acclamée par
la critique, et propulsée dans les studios de cinéma comme chanteuse play-back, d’où une popularité accrue qui fait d’elle aujourd’hui une
véritable star du Tamil Nadu.
En Inde, une grande chanteuse classique peut donner sa voix au cinéma (le cinéma accorde une grande place à la musique) sans perdre la perfection de son art. La beauté de Nithyashree Mahadevan resplendit dans un visage lunaire d’où émergent de grands yeux perdus dans l’espace.
Sa gestuelle originale rompt avec la timidité des chanteuses qui
ordinairement battent des mains sur leurs cuisses d’une manière rigide sans oser user de mouvements des bras pour accompagner les phases mélodiques et les ornements. Sa photo illustre tous les magazines. Les articles la chroniquent régulièrement. Elle apparaît comme une déesse descendue sur scène.
Au-delà d’une assurance insouciante, marque des grands professionnels, le charme un peu lointain d’une beauté perdue dans un songe alterne avec son élan romantique, qui tend à diviniser l’inspiration et la présence
de cette femme. Après la venue l’année dernière de la grande Girja Devi aux Orientales, l’Abbatiale sera à nouveau habitée par ce rapport entre l’humain et le divin.



Auditorium - 20 h 30

Projection du film
“Latcho Drom” de Tony Gatlif - 1993 - KG productions (100’)

Film culte des musiques dites du monde, “Latcho Drom” filme magistralement l’aventure musicale du peuple rom, de l’Inde à l’Espagne. Ce premier grand film d’auteur consacré à la musique traditionnelle, est le point de départ de l’intérêt porté depuis dix ans aux musiques tsiganes. Les habitués des Orientales retrouvent de nombreux artistes déjà venus au festival comme les musiciens du Rajasthan, Kek Lang, le Taraf de Haïdouk ou Les Musiciens du Nil.

Palais Briau (Varades) Salon de musique - 21 h 00

Sudharma
La petite déesse du Bharata Natyam et sa guru Srekala Bharat — Inde du sud

Agée de 8 ans, Sudharma semble sortir d’un conte de l’Inde ancienne, à une époque où l’art sacré était encore considéré comme une véritable révélation des dieux. Cette danse, parmi les huit danses principales de l’Inde, était autrefois confinée à l’espace sacré du temple et interprétée uniquement par les devadasi, il s’agissait d’une offrande, d’un acte de dévotion car “nulle prière, nulle offrande n’est aussi agréable à Dieu”.
Frêle mais forte de cette grâce divine révélée par la gestuelle de l’art classique, Sudharma possède déjà la conviction et les débuts d’une véritable maîtrise. Elle le doit à l’enseignement de sa maîtresse Srekala Bharat, danseuse confirmée, qui dirige à Madras l’école de danse classique Thejas. Son maître était le fameux Kalaimamani SmtK.J Sarasa. Devant Sudharma, elle se rappelle sa propre enfance, elle qui commença aussi à danser dés l’âge de 7 ans.

Café oriental - 22 h 00

Ram Narayan, grand maître du sarangui
— Inde du nord
L’archet magique de Ram Narayan

en collaboration avec le Festival Evora Classica de Lisbonne (Portugal)

La vie de Ram Narayan, à l’image des grands musiciens indiens d’une autre génération, fascine d’emblée. Originaire d’Udaipur au cœur du Rajasthan, désert des maharajahs, son histoire frôle la légende et exprime la rencontre entre un musicien et son instrument. Le temps est encore proche où les grandes castes de musiciens s’abreuvaient d’un mécénat princier. L’un d’eux sujet à l’admiration royale, héritera notamment d’un splendide éléphant. Mais, au plus profond de la tradition ancestrale se mêle la détermination d’un choix capable de la modifier. Alors que Ram Narayan a six ans, le “gourou du Gange” (celui qui disperse les cendres mortuaires dans le fleuve divin et distribue à chacun l’eau sacrée) est de passage dans la maison familiale. Il abandonne, à l’aube de sa mort, sa vièle. Une baguette transformée en archet et l’enfant découvre, s’émerveille de l’instrument. Son pêre lui-même joueur de dilraba, (intermédiaire entre le sitar et le sarangui) employé à la cour du maharajah d’Udaipur, favorise l’apprentissage de son fils et l’initie à une technique de doigté particulière. Le sarangui, instrument du dieu-démon Ravana (le personnage maudit de l’épopée du Ramayana, symbole de l’époque dravidienne et tribale) surprend, et, à la croisée du sacré et du profane, ses 35 cordes métalliques vibren


Café oriental – 00 h 00

Minuit gypsy

De Natraj à Divana gratuit (invitations à retirer à la billetterie)

Chants, danses et traditions du Rajasthan

Maintenant la tradition, le festival garde un clin d’œil furtif aux traditions du Rajasthan. Natraj appartient à la caste anciennement errante des jogis associée aux tsiganes de Jaipur. La robe noire kalbelya tournoie encore aux Orientales et les yeux cobra d’une belle danseuse nomade nous hypnotise. Natraj propose aussi, sur le marché oriental, les marionnettes du Rajasthan de la caste de Bhat. Quant à Divana, les plus grands chanteurs manghaniyars et langas du Rajasthan, avec cette année la grande voix de Anwar Khan Mnghaniyar, seront là pour furtivement illuminer de leur présence les Orientales lors de ce week-end.


Palais Briau (Varades) Salon de musique - 11 h 00

Fan Yin, ensemble instrumental — Chine

Autrefois la musique très raffinée des sages et des érudits, se cultive dans la sphère fermée du domaine privé. Comparable à la musique de chambre, elle est jouée dans l’intimité des anciennes maisons et palais, par les lettrés ou les courtisanes. Cet art est intimement lié à la poésie et à la calligraphie. Des sonorités éthérées et frêles résonnent, propices à la méditation. La cithare k’in est l’instrument privilégié des confucianistes, la flûte en bambouti-tse semble faire l’éloge du chant des oiseaux et la vièle à deux cordes erhu célébre la nature et la voix du poète.
Aujourd’hui, de jeunes artistes tentent de prolonger le patrimoine ancestral. À Paris, la communauté chinoise essaye aussi à sa manière de préserver la richesse traditionnelle et de jeunes étudiants s’initient à la musique traditionnelle de leurs ancêtres.

Auditorium - 13 h 00

Projection du film
“Bian Zou Bian” de Chen Kaige

1991 — Chine (108’) — vo stf

Un vieux musicien aveugle erre de village en village jouant du k’in, le luth chinois. Il traverse des paysages grandioses qu’il ne peut voir, en compagnie de son jeune disciple…


Café oriental - 14 h 30

Princes, démons et magiciens…

Yok Thei Pwe
Marionnettes et danse du Myanmar — Birmanie

Auditorium - 15 h 00

Voyageuses d’autrefois & d’aujourd’hui
Lecture

Textes extraits des “Notes de route” d’Isabelle Eberhardt lus par Nathalie Kousnetzoff
Isabelle Eberhardt (1877-1904) voyageuse d’une autre époque connaît la vie et la mort dans le sud oranais.

“Le large disque carliné du soleil nageait, sans rayon,
dans l’océan pourpre de l’aube.
Les goumiers en burnous blancs ou noirs,
encapuchonnés, silhouettes archaïques,
traversèrent le village, sur leurs petits chevaux maigres,
nerveux que les longs éperons de fer excitaient à plaisir.
En tête, Touhami faisait cabrer son éperon noir.”

Café oriental -17 h 00


Marzoug — Algérie

Chants, danses et musiques des confréries Bilâli de Biskra
Avec le soutien de Djazaïr, une année de l’Algérie en France


“Un bruit s’élève dans le ksar, une sorte de martèlement cadencé
et sourd qui se rapproche lentement.
Ce sont les tambours soudanais qui s’avancent.
Leur bruit insolite apporte dans le décor saharien
une note plus bizarre d’Afrique plus lointaine.
A travers des siècles d’islam, les soudanais ont conservé
les pratiques d’une antiquité fétichiste,
une poésie de bruit et de gesticulations qui
semble jaillir d’une forêt hantée de monstres”.

Isabelle Eberhardt


Pendant des siècles les caravanes n’ont eu de répit d’amener des esclaves noirs au Tell, au Maroc et en Tunisie. Certains sont dispersés et vendus au sein de la bourgeoisie de l’Algérie méditerranéenne, d’autres, fugitifs au sein des tribus du sud, se regroupent en petites communautés comme les Imerzag, rattachés à leur saint patron Sidi Merzoug (ou Marzoug). On retrouve tout au long de l’histoire ces communautés sous différentes formes et fonctions. Luttant pour leur identité, ces groupes conservent leur croyance et leur foi qu’ils ont plus ou moins adapté à l’Islam ambiant. Les bori et les zar (la possession par les génies), les diwan (réunion, assemblée) répandus en Abyssinie, Afrique du nord, pays haoussa, bambara, sonraï où l’on purifie les esprits et où l’on guérit les maladies nerveuses officient toujours. Sous l’égide de Sidi Bilâl, le premier muezzin noir de l’islam, les rijal Allah (hommes de dieu) officient. A Biskra, on joue du grand tambour thabla ou benga, du tambour moyen thbol sghir ou kolo et surtout on utilise la cornemuse mezoued, chekoua ou chkioua avec 2 cornes de gazelles à 5 trous chacune, et un tuyau fait de l’os creux d’une aile de vautour.
On ne connaît pas vraiment l’origine de Sidi Marzoug, le saint protecteur. Descendant de Sidi Bilâl ou tout simplement un autre nom se référant à ce dernier? Ancien notable de confrérie?
Quoiqu’il en soit, l’ensemble Marzoug célèbre à sa manière joviale, les traditions noires par la danse et le chant.


“Le théâtre classique chinois et la formation des acteurs, danseurs et chanteurs”

Conférence illustrée proposée par l’atelier d’ethnoscénologie de Paris 8

Avec Annie Bourdié, Raphaëlle Doyon, Nathalie Gauthard et Jean-Marie Pradier
Projection de deux films. Les intervenants ont suivi une formation au National Taiwan Junior College of Performing Arts de Taipei (ex Académie Fu Hsing)




Abbatiale - 19 h 00

Les Maîtres de Musique d’Arménie

Terre de rencontre entre l’Orient et l’Occident depuis la haute antiquité, pays de traditions et de cultures ancestrales, l’Arménie offre une musique d’une grande beauté et d’une couleur qui la distingue de ses voisines perses, turques ou géorgiennes. Ses musiques traditionnelles, dont les origines remontent aux premiers siècles de notre ère, portent l’empreinte d’une histoire mouvementée et douloureuse. La forte identification du peuple arménien à la foi chrétienne, unique rempart devant les nombreux envahisseurs qui imposèrent leur loi durant les siècles, a coloré la musique, comme les autres arts, d’une forte imprégnation religieuse. Son brassage avec les voisins perses, turcs, et les passages des invasions arabes ou mongoles, lui font rencontrer les micro-intervalles des tiers et quart de ton, et les rythmiques impaires complexes des musiques d’Orient. Les instruments de cette musique sont aussi utilisés chez les voisins du Caucase, de l’Anatolie ou de la Perse. Ainsi le tar (luth à long manche), le kemantché (vièle à pique), ou le kiamani, proche de la viole de gambe, le doudouk (sorte de hautbois), le shevi (voisin de la flûte), le dehol et le def (tambours sur cadre) sont depuis des siècles les instruments de l’orchestre traditionnel. La sublime voix d’Anna Mayilyian s’adjoint le kiaman de Krikor Arakelian, et le tar virtuose de Arkadi Poghossian et les sonorités suaves et mélancoliques du doudouk de Varazdat Hovhannessian et de la flûte shevi d’Artur Grigorian, soutenue par les rythmes des percussions de Robert Durunts. L’une des plus belles expressions de cet Orient musical, dont l’Arménie a toujours fait partie.

Café oriental - 21 h 00 Fête de clôture

Fichta kabyle avec les iddebalen,

musiciens traditionnels kabyles,

le ballet Tiziri, Akli.D (Algérie) et

les artistes des Orientales

En kabyle, fête se dit tameghra ou, lorsqu’on évoque une atmosphère de liesse, fichta. La Kabylie, située au nord-est de l’Algérie est une région montagneuse et arboricole où abondent figuiers et oliviers. Elle reste farouchement attachée à son identité amazigh (berbère), même si elle a le taux le plus élevé d’émigration maghrébine. Dans une fraîcheur toujours vivante, les traditions kabyles sont à l’image des paysages imprégnés du gris lumineux du ciel, aux abords de la mer, lorsque s’y fondent les reflets des neiges du Djurdjura. Miroir embué, où les silhouettes de chaque village haut perché se rejoignent dans une même tonalité sobre, riche en couleurs, comme cette fuda (pièce de tissu) à rayures rouge et jaune, nouée autour des reins des femmes les soirs de réjouissance. Pendant l’ourar (littéralement: jeu, autre variante de fête), ce sont les iddebalen, groupes de musiciens constitués de deux ghida (sorte de cornemuse) et de un ou deux tbel (tambour), qui font l’ouverture sous les youyous stridents des femmes.

Cette soirée préparée par Rabah Mezouanne, nous permet aussi de découvrir Akli.D, petit baladin de Ménilmontant à la Porte de Bagnolet. Il suit la trace de ses aînés d’Idir à Aït Menguellet. Fondateur du groupe “Les Rebeuhs des bois”, avec sa voix convaincante, ses rythmes menés derbouka battant et ses mélodies grisantes, il possède une réelle authenticité.