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spectacles jeune public

Séances scolaires à 11h et 14h en semaine.

Le week-end à 14h30

Les enfants de moins de douze ans bénéficient d’un tarif unique
de 20 F sur tous les spectacles, et les enfants de moins
de quatre ans de la gratuité
(voir tarifs).


Le Topèng, théâtre masqué de Cirebon
et le Wayang kulit, théâtre d’ombresJAVA - INDONÉSIE
avec le gamelan d’Indramayu et Ibu Rasinah,
danseuse et chorégraphe.

Présentation : Catherine Basset
avec la collaboration de Jean-Luc Larguier et Endo Suanda

“Avec le Topèng, le niveau de raffinement esthétique s’élève vers des sommets.
Avant de devenir l’affaire des troupes villageoises, il aurait été un art palatin.
Une chronique affirme même que les saints musulmans sunan Gunung Jati et
sunan Kalijaga en auraient eu l’initiative. Presque toutes les créations artistiques
de l’archipel sont attribuées aux grands princes. Les chefs religieux auraient
eu l’idée fructueuse d’attirer un prince païen dans un piège avec les charmes
d’une danseuse masquée.” Catherine Basset

Le Topèng est un théâtre masqué et dansé,
pratiqué dans les îles de Java et de Bali.
Topèng signifie “masque”, mais aussi à Cirebon
“la représentation” d’une danse ou d’un danseur
masqué. La région de Cirebon se situe entre la région
de Sunda à l’ouest et celle de Java-centre à l’est.
L’art fabuleux du Topèng se fonde sur
une improvisation structurée. Il connaît son apogée
aux XVe et XVIe siècles alors que Java passe
de l’hindouisme à l’islam. Il donne vie à un monde
mythique peuplé de personnages légendaires
comme Panji - fils du roi de Bawarna, homme noble,
raffiné et patient, masque blanc et yeux en amande,
héros célébré dans toute l’Indonésie. Klana,
personnage au visage rouge, aux yeux exorbités,
roi brut, grossier et égocentrique participe
du même univers que le géant Jinggananom,
drôle et stupide, interprété par le clown Bodor.
Un gamelan de métallophones et de gongs, une flûte
et un tambour rythment musicalement le Topèng et
ses interludes comiques dans un chatoiement
de sonorités éclatées et délurées. Ces éclats sonores
rivalisent avec l’extrême sophistication de la gestuelle.

Marionnette théâtre d’ombresLa place du théâtre d’ombres
Wayang kulit est essentiel dans la culture,
les arts et l’ésotérisme javanais. Il peut durer
une nuit entière. Le Wayang kulit utilise le gamelan
sur une échelle musicale spécifique appelée
slèndro pour mettre en valeur et souligner la gestuelle
des personnages mythiques des épopées royales
ou religieuses du Mahabbarata et du Ramayana.





Bayarbaatar Davaasuren

Bayarbaatar Davaasuren
chant diphonique et vièle khöömii MONGOLIE
en collaboration avec l’association Urga-horizons

“Il faudrait être sourd pour ne pas entendre le vent qui tourne,
L’herbe qui pousse, le changement de saison qui s’annonce.
Après la mort, chaque être humain se transforme en oiseau,
avant de s’envoler vers le ciel.”
Etienne Dehau

Descendant d’une famille d’éleveurs de chameaux,
Bayarbaatar Davaasuren est originaire de la région
ouest de la Mongolie, le Gobi-Altaï, où se rencontrent
les montagnes de l’Altaï et l’immense désert de Gobi.
Ici est né, comme le veut la légende, le chant de gorge.
Il s’accompagne par le morin-khuur ou khiil -khuur,
la vièle-cheval du poète et devin des steppes.
Son chant de gorge est une métaphore musicale
du relief des collines, de l’étendue des steppes
et des troupeaux, du tumulte de la nature, de
ses grondements et de ses murmures, du galop
des chevaux et du bruissement des herbes sauvages.
Dans une vision surnaturelle du monde, dirigée vers
le ciel par le vol des oiseaux, vers la terre et le monde
des esprits par le bruissement des sources,
le poète-chanteur communie avec l’autre monde.
Le khöömii (littéralement larynx), point culminant
du chant diphonique, s’obtient sans bouger
les lèvres mi-closes, par l’émission simultanée
de la note fondamentale et de l’harmonique.