vendredi 18 juin
Café oriental - 21 h 00 Soirée d’ouverture
Tambours de Tokyo Japon
O Edo Sukeroku Taïko
C’est par la force tellurique et protectrice des tambours sacrés du Japon que s’ouvre cette
nouvelle édition des Orientales.
Maître du battement de la vie, du cœur et de l’âme, le tambour géant taïko déchaîne les forces naturelles et démoniaques de l’homme qui défie les dieux et les esprits par la force martiale.
Vrombrissements des peaux frappées et frottées, les tambours se parlent dans ce langage du surnaturel. Des cris accompagnent leur dialogue. Un duo de femmes, la houle des grands fleuves, un combat séculaire entre la beauté et la férocité, car de la force contrôlée naît une
harmonie tempérée qui se fond dans un rythme contemplatif.
Créé en 1959 par Seïdo Kobayashi, l’ensemble O Edo Sukeroku Taïko fut le premier à présenter des spectacles comprenant uniquement des tambours taïko.
Si les O Edo Sukeroku Taïko ont acquis leurs lettres de noblesse, c’est grâce à la rapidité et à
la puissance de leur frappe.
samedi 19 juin
Auditorium Julien Gracq - 13 h 00
Projection du film “Les coupeurs de bois de Longi” de Vuong Duc
1996 - Vietnam (85’) - version française (tout public)
Chassés de leur village, le vieux Buong, son fils et quelques jeunes gens dont Ngoc vont louer leur service comme coupeurs de bois contre un salaire de misère. Dans un univers fait d’eau et de végétal, c’est la découverte de l’univers envoûtant de la forêt menacée du Vietnam, loin de la noirceur du monde humain.
Café oriental - 14 h 30
Saltimbanques et acrobates de l’Inde ancienne
> voir précision
Auditorium Julien Gracq - 15 h 00
“l’Afghanistan aujourd’hui”
Conférence de Merhabodin Masstan (premier conseiller auprès de l’Ambassade d’Afghanistan)
précédée de la projection du film documentaire “Vies clandestines, nos années afghanes” de Christophe de Ponfilly 2000 - France (90’) > voir précision
Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 15 h 30
Le Thappattam, danse de l’Inde du Sud
Le Thappattam est l’expression populaire des Adidravida, l’une des dernières tribus du sud de l’Inde. Les battements de pied très spectaculaires donnent une extraordinaire richesse rythmique à cet art toujours vivant.
Abbaye 16 h 00
Atelier de calligraphie
Initiation à l’écriture chinoise par Lucie Rault
(durée 2 heures - inscription nécessaire > voir précision)
Café oriental 16 h 30
Huong Viêt - Vietnam
Chant et musique traditionnels du Vietnam
Huong Viet (parfums du pays Viet) est composé de jeunes musiciens tous nés en dehors
du Vietnam, mais profondément attachés à sa musique. L’ensemble donne ici, avec la voix
cristalline de la chanteuse Huong Thanh, une interprétation de cette musique traditionnelle riche, gracieuse et variée des trois régions du Vietnam, du nord céleste au sud nostalgique, en passant par le centre majestueux entre le Mékong et la Mer de Chine.
La chanteuse Huong Thanh est née à Saigon, d’une famille de musiciens traditionnels renommés. Son père Huu Phuoc était un des meilleurs chanteurs de Cai Luong, (le théâtre rénové), une sorte d’opéra typiquement vietnamien qui marie le chant, la danse et le théâtre.
Depuis son installation à Paris en 1988 elle participe à de nombreux spectacles de Cai Luong en compagnie de brillants artistes. Cela ne l’empêche pas de participer à d’autres expériences musicales avec des artistes contemporains comme Nguyên Lê.
Caves de l’Abbaye 17 h 00
Extraits choisis des “Contes de pluie et de lune” d’Ueda Akinari Japon
lecture par Éléonore Briganti
La cime, dans l’aurore silencieuse !
Levant les yeux, j’écoute :
le buppôsô chante !
Le chant même de l’oiseau
Et du mont du mystère…
Ueda Akinari, né en 1734, bien qu’originaire d’Osaka, n’en fut pas moins l’initiateur de la littérature romanesque de Tôkyô. Abandonné par sa mère courtisane, il sera adopté par les Ueda, une riche famille de commerçants. Sauvé de la variole, d’après son père, par le dieu Renard Inari,
il voue toute sa vie un culte sans faille à cette divinité.
Ces “Contes de pluie et de lune” (Ugetsu-Monogatari) renouent ainsi avec l’univers fantasmagorique et magique du surnaturel japonais, peuplé de fantômes et d’esprits.
Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 18 h 30
Danse Kanjar de Kuta Rajasthan
Abbatiale 19 h 00
Ensemble Cantilena Antiqua Italie
Stefano Albarello : direction, chant, luth, ‘oud, saz, citola, gittern
Paolo Faldi : flûte, cialamello
Marco Muzzati : derbuka, riqq, bendir, duff, santour
Gianfranco Russo : vièle, lyre
Au sein de la douceur de vivre de la Méditerranée, la musique, tout comme les autres arts et sciences, s’est enrichie de la fusion de la circulation maritime des cultures.
L’univers de l’Ensemble Cantilena Antiqua est celui de la fusion poétique et musicale tendant à la restitution du concept du “Bien Vivre” préconisé par les Arabes d’Espagne et de Sicile. Ondas Do Mar est le souvenir d’une tradition qui puisse clairement au monde musical du XIII siècle de l’Espagne à la Sicile, de la Grèce à la Turquie, de la Provence à la Galicie.
Que ce soit à travers les chants galico-portugais de l’époque d’Alphonse X, la melica d’amour occitane, le chant occitan du fin amor, le joy, sorte de bonheur extatique à la contemplation
de la bien-aimée, ou la tristesse d’un poème séfardi chanté dans le mode hedjaz, nous revivons le raffinement d’une fusion unique dans le monde ancien.
Auditorium Julien Gracq 20 h 30
Projection du film “La danse du vent” de Rajan Khosa
1997 Inde (90’) version originale sous-titrée en français
Pallavi, une jeune musicienne indienne, étudie avec sa mère la musique classique. La mère meurt, la jeune fille perd sa voix. Le seul moyen qu’elle ait pour continuer à chanter est de retrouver le professeur de sa mère, un vieil homme insaisissable et mystique.
Palais Briau (Varades) Salon de musique 21 h 00
Khan Bogd d’Oulan Bator Musique des steppes Mongolie
La Mongolie, avec la magnifique “vièle-cheval” morin khuur, dont la tête du manche est aussi celle d’un cheval. Cette vièle accompagne la beauté du chant diphonique à l’image du tumulte de la nature, de ses grondements et de ses murmures, du galop des chevaux et du frottement des herbes sauvages.
Dans une vision surnaturelle du monde, dirigé vers le ciel par le vol des oiseaux, et vers la terre par le bruissement des sources, le poète communie avec l’autre monde.
Café oriental - 22 h 00
Sidi Goma et la tradition des soufis noirs du Gujarat Inde
À la croisée du monde Indien, du continent africain et de la confrérie rifa’i et Chistiya.
Terre de fusion, de refuge et lieu de passage de nombreuses ethnies depuis des millénaires, l’Inde abrite des communautés aussi surprenantes que celles des Sidi du Gujarat,
communauté noire venue de l’est de l’Afrique et de Zanzibar il y a plus de huit siècles sur la côte indienne, migrations dues à l’esclavage et aux navigateurs arabes.
Les chants et les danses rituels de ces fakirs errants sont dédiés au saint soufi Gori Pir, ancien marchand de pierres précieuses et d’agates, qui donne des “vagues de joie” (mauj et lehra, synonymes d’extase) aux communautés noires en les unifiant à travers l’islam soufi.
Du chant du muezzin à la pratique d’un zikr (danse de transe soufie), nous sommes transportés dans le monde de l’Afrique ancienne avec des danses se référant au monde animal ou avec la musique nangasi, le malunga, l’arc musical africain et le mushindo, tambour à double membrane d’origine bantou.
Café oriental 00 h 00 Minuit gypsy
Trio Datina
Costica Lupu et son violon Moldavie du Nord Roumanie
Costica Lupu est né, dans le village de Gîdini en Moldavie roumaine. Bien que ses parents le poussent vers la ville pour lui faire suivre un enseignement classique, Costica Lupu se passionne pour les traditions villageoises qu’il découvre à travers sa famille et le barbier du village.
Dans les années 70 et 80, Costica Lupu fouille méthodiquement les recoins les plus éloignés de sa contrée natale et rencontre des dizaines de joueurs de fluier (flûte), de cobza (sorte de luth), de violon et d’instruments à vent, tous dépositaires des vestiges musicaux d’un monde crépusculaire.
Au croisement de multiples influences, la musique des anciens villages roumains était aussi bien imprégnée des Balkans cosmopolites, des faubourgs roumains que des salons aristocratiques, eux-mêmes influencés par la musique de Stambul (Istanbul), et par les communautés juives établies depuis un siècle dans la région.
Bords de Loire 00 h 00
Fête de la Saint-Jean et feux d’artifices sur la Loire
Office du tourisme : 02 41 72 62 32
dimanche 20 juin
Palais Briau (Varades) Salon de musique 11 h 00
Napoléon et Nadia Constantin Roumanie
La tradition des Tsiganes ursarii, les anciens montreurs d’ours
Concert présenté par Speranta Radulescu, ethnomusicologue roumaine
Dans le village de Gratia, situé dans la plaine roumaine du Danube, vivent les ursarii, montreurs d’ours. Peu nombreux, ils vivent en marge du village, dans des maisons très modestes. Dans ce petit quartier vivent les époux Napoléon et Nadia Constantin. Autour d’eux vivent la belle mère et les enfants : Clinton, Securitatea et Terminator...
Napoléon chante chaque fois qu’il en a envie, en s’accompagnant de deux petits tambours bricolés de matériaux de récupération, qu’il frappe énergiquement avec deux cailloux ou deux cuillères superposées. Nadia danse comme une reine égyptienne, les regards fixes dans les yeux de son mari.
Abbaye 11 h 00
Atelier de calligraphie
Initiation à l’écriture chinoise par Lucie Rault
(durée 2 heures - inscription nécessaire > voir précision)
Auditorium Julien Gracq 13 h 00
Projection du film “Le village de mes rêves” de Yoichi Higashi
1955 - Japon (112’) - version originale sous-titrée en français
Une magnifique chronique du Japon, des traditions rurales et des légendes.
Trois frères, illustrateurs de livres pour enfants, se souviennent de leur enfance dans la campagne japonaise.
Le cinéaste réussit à faire revivre le monde de l’enfance grâce à une écriture
simple, faite de petites touches et de détails finement observés.
Café oriental 14 h 30
Saltimbanques et acrobates de l’Inde ancienne
> voir précision
Dans la ville 14 h 30
Fête de la Saint-Jean
organisée par le Comité des fêtes de Saint-Florent-Le-Vieil
- course cycliste, à 14 h30, place de la Févrière
- vide grenier, à partir de 8 h, dans les rues de St-Florent
- fête foraine, place de la Févrière
Auditorium Julien Gracq - 15 h 00
Conférence de Michael Barry,
spécialiste de l’Afghanistan et de l’Iran (sous réserve)
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Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 15 h 30
La contorsionniste Zolljargal Garamjaro Mongolie
Abbaye 16 h 00
Atelier de calligraphie
Initiation à l’écriture chinoise par Lucie Rault
(durée 2 heures - inscription nécessaire > voir précision)
Café oriental 16 h 30
Homayoun, chant et rubâb Afghanistan
Si jamais un homme pieux se laisse aller au son du rubâb, il abandonne alors son tapis de prière pour cet instrument.
L’Afghanistan, anciennement au croisement des civilisations persane, indienne et asiatique, reste le pays des guerriers montagneux et fiers confrontés aujourd’hui au jeu des puissances internationales. La musique et les chants des maisons de thé tchaî khana ont survécu malgré les guerres et l’intégrisme musulman que le pays a connu.
Gholam Dasteguir Homayoum est un jeune artiste qui a choisi de sauver le vrai patrimoine afghan. Malgré différents exils entre le Pakistan et les États-Unis, il a voué son existence à la musique de rubâb, le luth afghan aux sonorités presque électriques, symbole de l’art pashtou.
Caves de l’Abbaye 17 h 00
Autres extraits des “Contes de pluie et de lune” d’Ueda Akinari Japon
lecture par Éléonore Briganti
Au bois morne, seul assis, dans ma hutte, à l’aube,
J’entends un oiseau chanter les trois trésors,
L’oiseau, il a la voix, l’homme, il a l’esprit,
Nature, animal, esprit, nues, eaux peuvent être éclairées
Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 18 h 30
Dambasüren danseur de Tsam, danse traditionnelle Mongolie
Abbatiale 19 h 00
Tempvs Fvgit Corse
Les chants sacrés de Nebbiu
En cercle, les voix de Tempvs Fvgit déclinent la beauté des chants de la semaine sainte et d’une messe perdue (la messe Vultum tuum), dédiée au saint nom de Marie. Un premier cercle, géographique, délimite le lieu d’origine des chants qu’ils portent : le Nebbiu, la région des brumes, entre la Balagne et Bastia.
Ce cercle également musical et religieux, créé une harmonique caractéristique de ces chants dont les effluves décrivent des spirales invisibles. La matière sonore se tisse perpétuellement à partir de cette lumière rare qui fait le chant des premières étoiles. Et la voix, toujours, cherche, comme au travers d’un labyrinthe de formes fluides, à faire naître un esprit de bénédiction et de béatitude.
Café oriental 21 h 00
Chants mystiques du désert du Thar Rajasthan
Mira est l’esclave de Girdhar (Krishna) son bien-aimé passeur qui fait passer l’insondable océan des âges.
Le bhajan, chant religieux de l’Inde, est synonyme de dévotion. La bakhti, sentiment d’abandon à la divinité, de renoncement et de languissement pour l’être absent, prend chair au Rajasthan, dans l’adoration du seigneur Krishna.
Dans les anciennes petites forteresses Rajputana perchées aux sommets de collines escarpées, on aime chanter et psalmodier les pada, poésies composées par la petite princesse rajpoute Mirabai, symbole de la noblesse, du dévouement et de la fidélité de la femme.
Mirabai naît sans doute sous le règne de Sikandar Loki (1489-1557), à une époque de rivalités intenses entre clans rajpout.
Dans un monde où l’amour sacré et profane s’entremêlent constamment, dans ce désir de fusion divine où l’érotisme du couple divin Radha et Krishna, Rama et Seeta, symbolise l’amour absolu, personne mieux qu’une femme ne peut exprimer cette vision mystique.