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Café oriental - 21 h 00 Soirée d’ouverture Thierry Robin La Loire aussi a ses poètes errants, de ceux qui tentent d’échapper aux règles du temps, à la recherche d’autres courants. Le coté intemporel des musiques traditionnelles, Thierry Robin le connaît bien, lui qui a goûté à toutes sortes d’orients, des gitans aux danseuses du Rajasthan, des « maqâmat » du oud au swing de la guitare manouche. Il a rencontré et s’est nourri de ces musiciens visionnaires et passeurs d’un héritage qui a traversé les cheminements de l’histoire. Par sa musique, Thierry Robin entremêle à sa manière quelques parcelles de cette mouvance orientale. Comme les musiciens de castes et de transmissions familiales, Thierry Robin façonne, comme un artisan, un tissu mélodique qui recrée cette universalité des musiques traditionnelles, du monde celtique à l’Inde. C’est ce que mettra en valeur Thierry Robin, en présentant sa propre fille, dans une démarche de transmission personnelle chère aux « Orientales ». TITI ROBIN “EN FAMILLE” avec GULABI SAPERA Dinesh (16 ans): danse, percussions, palmas La Coque (19 ans): percussions, palmas Maria (21 ans): chant, danse, palmas Kalou Stalin: basse, req, palmas Gulabi Sapera: danse, chant Thierry “Titi” Robin: guitare, ‘oud, bouzouq, direction musicale Le répertoire : chansons et instrumentaux, danses. origine : compositions personnelles et chansons gitanes d’Europe et du Rajasthan, arrangées et orchestrées pour cette formation. Trois des artistes sont à la fois interprètes de la musique et danseurs solistes.possède le charme indéniable de l’orient... Café oriental Merveilles de l’Inde 14 h 30 Simanagdini, la danse du lion par Uma Murali Krishna Tamil Nadu Ottan Thullal, danse mime par Suresh Kaliyath Kerala voir précision > Auditorium Julien Gracq - 14 h 30 Conférence lecture Spojmaï Zariâb, nouvelliste afghane présentée par Bernard Magnier, directeur de la collection « Afriques » chez Actes Sud. voir précision > Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 15 h 30 Le Kalaripayat, art martial du Kerala Inde du Sud par les enfants de la fondation « The Aseema Trust » voir précision > Ferme des Côteaux Atelier 16 h 00 Kolam, Kalam L’art des peintures éphémères du Tamil Nadu et du Kerala proposé par Chantal Jumel durée 2 heures - inscription nécessaire voir précision > Café oriental 16 h 30 Gülcan Kaya, chants de la tradition anatolienne Turquie Gülcan Kaya, possède, dans sa voix, quelque chose de l’immensité anatolienne. Née à Doluca, petite bourgade de l’est de la Turquie, elle viendra à la fin de son enfance vivre à Istanbul. Derrière cette jeune femme sage et souriante sommeille la volupté lyrique des anciens poètes ozan, qui, avant l’Islam, célébraient cette vie nomade réinterprétée ensuite par les célèbres bardes turkmènes asik. Le passé pastoral et épique de ces anciennes tribus venues d’Asie demeure au fondement du chant traditionnel anatolien. La voix de Gülcan, claire de timbre et limpide de vérité, portée magistralement par les luths saz, baglama et çögür, aborde le répertoire des chants épiques et poétiques, avec la conviction nostalgique d’un grand art populaire. Caves de l’Abbaye 17 h 00 Contes Histoires soufies par Nacer Khemir Nacer Khemir, réalisateur qui nous présentera le lendemain un de ses films, est aussi écrivain et conteur. Formé à l’école d’Antoine Vitez, collecteur assidu de la tradition orale tunisienne, mieux que quiconque il sait raconter cet univers soufi qui vogue sur les mots de la sagesse, de la poésie et de la vérité. Parvis de l’Abbatiale Instants nomades (animation gratuite) 18 h 00 Le Kalaripayat, art martial du Kerala Inde du Sud par les enfants de la fondation « The Aseema Trust » voir précision > Abbatiale 19 h 00 Chants soufis Confrérie Qaderiya de Mazar Shariff avec Mir Fakhre Din Agha Afghanistan Avec pour seul accompagnement la voix d’autres disciples, l’extraordinaire vérité du chanteur soufi remet en question la notion même de prestation scénique. Nous voguons au sommet d’un déchirement extatique qui bouscule notre perception émotionnelle. C’est une invitation à plonger dans l’océan pur et inconnu d’une sensation presque dérangeante car portée bien au-delà de l’idée de performance artistique basée uniquement sur la sensualité ou la virtuosité. Le poète soufi chante en persan les grands poètes d’Hafez une nuit entière et on peut l’entendre souvent dans l’enceinte de la mosquée de Mazar Shariff, entouré de ses disciples. Le soufisme en Afghanistan a conservé sa forme originelle et cette pureté de la pensée et de l’interprétation vocale. Auditorium Julien Gracq 20 h 30 Projection du film « Va, vis et deviens » de Radu Mihaileanu 2004 France 140’, en présence du réalisateur, sélection officielle Festival de Berlin 2005 C’est à travers l’enfance que le réalisateur a choisi de raconter l’exode de ce peuple mythique et antique que sont les falashas, enfants du Roi Salomon et de la Reine de Saba. De Novembre 1984 à Janvier 1985, ils seront rapatriés des camps soudanais où survivent, depuis la grande famine des années 80, des populations de plus de 26 pays africains. Une mère africaine et chrétienne fera passer son enfant pour un petit juif afin de le sauver de la misère… Ce film est reconnu par tous comme un véritable chef d’œuvre d’émotions et de réflexions sur la vie. Palais Briau (Varades) Salon de musique 21 h 00 Traditions noires du Golfe Persique Iran Saeid Shanbeh Zadeh, dallân, ney-anbân, chant Habib Mefhtaboushehri, dammam, zarbetempo, flûte Au sud de l’Iran, il existe beaucoup de paysages et de musiques. Entre désert et mer, le port et la petite ville de Bouchehr évoquent d’autres rencontres, celles d’un commerce florissant au XVIIIe siècle, où arabes, indiens, chinois, africains, juifs et arméniens s’entrecroisaient. Nous voguerons donc musicalement entre monde arabe, indien et africain, du naymeh, chant de navigateur d’origine africaine, au charvey, le chant poétique le plus autochtone de cette région. La fameuse cornemuse ney-anbân à deux tuyaux, le ney-djoti (flûte double à 6 trous), la corne boogh, nous évoquent les océans et les mers, sur ces chemins maritimes où l’esclavage transportait d’autres complaintes. Café oriental 22 h 00 Leyli, la soirée kurde Semdin, poète épique Kurdistan turc Transe, danse et chants soufis de la confrérie Qaderiya avec Mirza Afgha Ghowssi Kurdistan Iranien Peuple des montagnes au destin tragique, les kurdes ont tenté, depuis le début du siècle précédent, de préserver leur identité et leur tradition au dela des vicissitudes de l’histoire. Cette soirée sera donc un hommage à ce peuple dont le pays est divisé entre la Turquie, la Syrie, l’Iran et l’Irak (où ils viennent d’accéder à l’autonomie). Chants d’épopées Il était de tradition au Kurdistan, après les travaux et les récoltes de l’été, avec l’arrivée du froid, durant les nuits glaciales, de s’asseoir autour du feu. Les chanteurs commençaient alors à chanter le lawk : récit d’anciennes batailles, histoires à thème social et politique ou encore histoires d’amours, véritables chroniques des bonheurs et malheurs de l’homme. Le poète accompagné par la longue flûte blur jouée par le musicien Yassin distille une complainte chantée pleine de sincérité et de profondeur. Chants et danses soufis Le Kurdistan, encore aujourd’hui, est le vaste territoire de toutes les croyances religieuses. C’est à travers la confrérie Qaderiya fondée par `Abd Al-Qâdir Al-Jilânî (1077 1166), d’origine kurde et de la région de Gaylan (Kurdistan méridional), que se développe, de l’Afghanistan au Maghreb, ce foisonnement d’une folie mystique qui va de la mortification publique à l’extase musicale. Les grands tambours à une seule membrane dafs de forme lunaire et ronde évoquent le cercle du mouvement de la vie humaine. Les rythmes hallucinants des derviches où alternent les sons graves et secs des peaux tendues et des petits anneaux métalliques encouragent cette frénésie de la danse marquée par le tournoiement d’une longue chevelure à la manière des anciens soufis. Khalife Karim et Khalife Mirza Âghe Ghowsi, ainsi que tous les membres de cet ensemble, sont du clan Kasnazâni de Sanandaj, qui détient la tradition de chants rituels la plus belle de cette région kurde. Café oriental Minuit gypsy 00 h 00 Bahtalo Band Macédoine Tradition oblige, après la transe mystique, la transe tsigane avec quelques jeunes et talentueux musiciens Romski-Ciganski de Macédoine à la virtuosité légendaire. On y retrouve l’accordéoniste Vinko Stefanov (ex-Kocani Orkestar) et toujours un répertoire unique capable de survoler les Balkans (Bulgarie, Roumanie, Serbie, Turquie, Grèce, Albanie), soit l’orient de notre Europe.
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